Accueil > Nouvelles > L’île lisible

L’île lisible

Meens et les éditions P.O.L. publient le 8 novembre prochain un deuxième essai sur le signifiant dans la nature.
16 octobre 2018, par Dominique

Présentation de l’éditeur :
« L’œil du promeneur voit d’autres tas d’écrits, car l’océan efface son ardoise à chaque marée ou presque. » L’auteur a trouvé à lire sur les plages d’une île qu’il fréquente depuis plus de quarante ans (Oléron). Des lettres écrites et alignées sur les plages par l’Océan lui- même ! Quelques photographies, dans le livre, en donnent la preuve... Avec ce deuxième volume consacré aux recherches sur le signifiant dans la nature, Dominique Meens, « après avoir tenté de nous faire prendre des tournoiements d’oiseaux braillards pour des tas de signifiants dans la nature (dans Mes langues ocelles paru en 2016) comme il le dit lui- même, prétend aujourd’hui que « sa page plagie l’Océan ». Fantaisies formelles, phrases insensées, discours imaginaires, il s’agit bien d’une nouvelle enquête ludique, poétique, dominée par la figure de la palinodie. Comme l’Océan et l’éternel retour des vagues sur la plage, le texte lui-même révoque volontairement tout ce qu’il s’est efforcé de démontrer. On y découvre des poèmes (et le Prométhée de Shelley), du théâtre, du drame, de l’érudition, de nombreuses références littéraires mais aussi musicales (Brahms). L’auteur chasse le signifiant dans la nature pour y installer et découvrir l’écriture humaine. Et pour finir, dans son Prométhée revisité, il rejoint les préoccupations politiques du jour, le discours apocalyptique adopté partout.

Quelques preuves ?
On aura vu ici-même de quoi il s’agit ; quelques images nouvelles, cependant, qui démontreraient s’il le fallait que l’Océan n’a pas écrit son dernier mot :

« Celle-ci pour terminer, sur laquelle nous reviendrons plus tard. »


article précédent : Claires

article suivant : D’un lien possible