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à travail égal salaire égal

Réédition en CD
30 janvier 2018, par Francis

À la suite de Rideau ! (1980), c’est au tour du disque à travail égal salaire égal (1981) d’être remasterisé et de sortir en digipack avec en bonus une version inédite de La preuve par le Grand Huit.

Après deux albums enregistrés en trio qui laissaient la part belle à l’improvisation, j’avais envie d’écrire de la musique et de l’entendre jouée par d’autres musiciens. Après avoir réussi à convaincre mes deux compères, c’est grace à Dominique Meens que nous avons eu l’opportunité de monter notre grand orchestre à la faveur d’un concert donné en l’honneur du centenaire de Bela Bartok à Montreuil.

Dans cet album du Drame ce sont les grands orchestres qui sont revisités.
Pour la pièce On Tourne, nous inventons ce qui s’intitule aujourd’hui Field recording. Nous allons enregistrer quai de Seine les bruits du monde de la ferraille dans l’entreprise où travaillait mon beau-frère Jean Pierre Rubin (grand amateur de jazz), une pièce qui nous évoque Varèse.
Nous créons un orchestre virtuel dans Pourquoi la Nuit en changeant d’instrumentation à chaque accord et en utilisant plusieurs magnétophones.
Enfin le grand orchestre, constitué de musiciens solistes venu d’horizons divers, enregistre la version orchestrale de Crimes Parfaits et les deux versions live de La preuve par le Grand Huit.
Crimes parfaits a été présenté sans succès au concours de musique électroacoustique de Bourges.
La preuve par le Grand Huit mêle une thématique inspirée de la musique d’Emmanuel Chabrier confrontée à celle d’Alan Silva et du free jazz : deux visions différentes du swing et de la joie pas si éloignées l’une de l’autre.

Un disque charnière pour le trio.

Un Drame Musical Instantané, "à travail égal salaire égal", CD Klang Galerie gg244, 16€

Review by Rolf Semprebon
With a couple shorter works with the original Un Drame Musical Instantane trio (Birge, Vitet, and Gorge) as well as some of the earliest longer works with the full Grand Orchestra du Drame, A Travail Egal Salaire Egal represents a new phase for this experimental improvisational group. "On Tourne" opens the record with lots of water sounds, clattering and clanging, and drones to create a cinematic soundscape. The other trio piece, "Pourquoi la Nuit ?," offers lots of electronic buzzes and drones juxtaposed with acoustic instruments to create more odd textures. The orchestra pieces are some of Un Drame Musical Instantane’s most exciting works, as the large cast, up to 16 musicians, provides Un Drame Musical Instantane with a much more varied pallet to work with. "Crimes Parfaits" throws in a lot of dialogue and sound effects, bits of plundered pop songs, and opera to create a surreal backdrop while the group veers from one mood to another. At times it resembles John Zorn’s early schizophrenic records like Spillaine, as the sound jolts quickly from suspense to a relaxed New Orleans-styled jaunt to something else in less than a minute, though performed by a much larger group than Zorn’s jazz combos. The last track, "La Preuve," relies less on the electronics, but is no less dynamic, sounding something like a French folk melody blended with classical music with some free-form jazz ; one moment sounding sweet and warm and the next more dramatic. At one point the percussion section drowns everything in a thunder ; at other parts the music devolves into free-form chaos before picking up the melody again. Both these works have a lot of emotional impact, and they both represent highly creative uses of the orchestral format from this avant-garde group.

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