Une note au passage

Le Premier Monde
6 septembre 2008

J’ai écouté dernièrement une pièce à la manière indienne de Remember Sakti. Elle a induit le souvenir de pièces moins falsifiées, notamment un hymne à l’aurore interprété par un violoniste de l’Inde du Sud.

J’ai immédiatement songé à la deuxième entrée du Premier Monde, celle du désert, qui est en quelque sorte un très long rêve. On sait que les pièces indiennes ont une longue durée, nécessaire à la mise en place puis au développement de leur forme. J’ai donc relu le projet et vérifié cette allure, ce tempo à la Maeterlinck (je pense à ses pièces de théâtre). Il se trouve que le premier trait jeté par Francis va dans ce sens. Pour le moment, le paragraphe introductif s’en trouve changé :

« Au désert, dans une oasis qui s’ensable, le seul arbre qui reste, un olivier, souffre et fait part à son amie Sirli, une alouette, de son désir d’en finir. L’homme qui l’arrose chaque jour, le dernier habitant de ce pays stérilisé, est invité à le quitter par une anthropologue de passage, Claire O. Elle le rejoindra plus tard, croit-elle. C’est sans compter avec l’arrivée du Coq de roche. L’oiseau-dieu venge, et l’homme exilé, et l’olivier abandonné : il plonge Claire O. dans un rêve hypnotique au pied de l’arbre qu’elle servira éternellement. »

J’ajoute pour l’amateur, qui voudra bien l’entendre appliquée à l’olivier, la formule qui inspire le Coq de roche : « nous vivrons d’amour et d’eau fraîche ».

article précédent : Meens s’y remet.
article suivant : En ligne !