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Ni à Paris

Un cri à Paris, Ni !
13 janvier 2020, par Dominique


La connerie, ce fut le bisounour, le droidlom, le sosse étroit dans Zébote. Il a disparu, remplacé partout par la canaille. Les canailles ne sont plus analysées, vu l’état global de la Caniche Internationale, et demeurent dans la canaillerie la plus féroce. Quand elles étaient analysées, elles viraient à peu près dans la connerie. L’autre virait à la canaille, ce qui était drôlement embêtant : si vingt ans d’analyse vous font un con d’une canaille et une canaille d’un con, où va-t-on ? Où nous en sommes. Nous vérifions qu’il y avait plus de cons que de canailles en 1981, que la proportion s’est renversée. Certaines canailles sont inanalysables, celles qui ont mis le doigt dans la confiture des organes politiques et se sont fait bouffer par l’hydre. La part des cons virés canailles a suivi. Il y a un reste, comme toujours, et de chaque côté. La part des canailles analysées qui n’en sont pas devenues connes, et celle des cons douchés de leur connerie. Tous ceux-là forment le tas de non dupes désorientés. On ne les y reprendra plus, qu’ils disent. Les uns ont fait mille pas de côté et ruminent leur désenchantement au soleil noir de la mélancolie. Les autres… Quels autres ? Ce serait celles et ceux qui ne font pas semblant à tout bout de champ, mais il n’y a que semblant et plus de champ. Ces jours-ci, mettons le point sur l’i de Ni, comment pourrait-il être entendu sinon ? Houellebecq est une canaille, Darrieussecq une conne. En leur temps – comme il a passé ! – Aragon et Breton, Des Cars et Duras. Demain, Brahms et Ni.

M. V., Rouen, janvier 2020.



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