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Note en passant

après avoir visionné un interview
10 mai 2012, par Dominique

Daniel Sibony, cet éternel jeune homme plein de bon sens, a percé à jour le désir de Jacques Lacan ; il s’agissait pour ce séducteur impénitent de remplir un amphi chaque semaine, et chaque jour du même coup ses deux salles d’attente. Ma foi, pourquoi pas, mais pourquoi ?

Daniel Sibony fait la preuve de sa très courte vue, disons que Daniel Sibony a la vue – basse. Il souligne qu’il n’a rien vu au delà ; que les ouvrages de Lacan, “Écrits” et “Séminaires” transcrits, ne laissent rien à saisir.

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Je suis d’autant plus touché par cette remarque – d’évidence, qu’une charmante personne m’a transmis il y a peu ce jugement à propos de mes bouquins : « Meens, ce n’est rien ; il ne dit rien. » Je n’ai donc rien à dire de Lacan ; du reste, le jeune homme à qui on ne la fait pas a décidé que toute réclamation tiendrait à un transfert mal liquidé.

Pour moi, je crois que je n’ai qu’une chose à dire : que je dis. C’est que je dise, d’ailleurs, qui me rend si peu supportable. Je me suis toujours tenu au plus bas du semblant nécessaire et bien des amis se sont écartés d’avoir à en remettre une dose, aux fins, pour les uns, de souffler ; pour d’autres, de s’installer.


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